FOCUS/ Gabon: La France appelle ses ressortissants à quitter le Gabon au plus vite

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La campagne d’intoxication est lancée contre Ali Bongo Ondimba?

Jean Pierre Etaban Journaliste Indépendant

Jean Pierre Etaban Journaliste Indépendant

La situation est moins alarmante au Gabon que d’autres pays dans lesquels les Français sont le plus menaces. Certes les présidentielles d’août prochain font couler beaucoup d’eau sous le pont. Mais à lancer un communiquer invitant les Français résidents au Gabon est quelque peu exagéré dans un pays où l’opposition doit s’affirmer dans le débat politique pour cainvaincre afin d’inviter la population à se prendre en main pour renverser la tendance.

L’appel lancé par Manuel Valls au ressortissants Français au Gabon peut être interprété comme l’aboutissement d’un processus de déstabilisation. Un pays qui n’est pas en guerre et qui est en quelques semaines des consultations électorales cache bien la volonté du Gouvernement Hollande à tourner une fois pour toute la page de la famille au pouvoir au Gabon depuis 1967, Omar Bongo était considéré comme un pilier de la « Françafrique ».

Que l’on dise que Ali Bongo Ondimba n’est pas le fils légitime de Omar Bongo Ondimba, que l’on dise qu’il n’avait pas gagné les élections il y a de cela cinq ans, que l’on dise qu’il est trop extravagant, que l’on dise qu’il est piloté par son chef de cabinet marabout Béninois. Les faits sont là. Il y a les élections et les candidats sont connus.

EVACUATION

Si c’est confirmé que l’alerte est donnée aux ressortissants Francais au Gabon de quitter le pays il y a là à se demander le « Pourquoi de ce tapage médiatiaque ». Alors que nous savions pertinemment que sur le terrain la France déploie des forces spécialisées, armées au Gabon depuis l’indépendance de ce pays en 1960 et conformément aux accords de défense d’août 1960. Cependant la France dispose au Gabon d’une des 4 bases militaires permanentes prépositionnées en Afrique (avec Dakar, Djibouti et la Réunion).

Le 1er septembre 2014, les éléments français au Gabon (EFG) ont remplacé les forces françaises au Gabon  avec environ 450 militaires supplémentaires déployés, les éléments français au Gabon (EFG) constituent le second pôle opérationnel de coopération sur la façade ouest-africaine avec celui des éléments français au Sénégal (EFS).Ressortissants 2

La question est maintenant de savoir que reproche Hollande au Président Gabonais?

Des sources sûres et non négligeables confirment que le clash vient en partie sur le fait que Ali Bongo a osé réclamer les titres placés à la bourse Paris de son défunt père et qui ont généré de considérable sommes capables de sortir le Gabon de sa situation économique actuelle. Sans compter les sommes colossales qui tournent dans les multinationales.

Comment peux-t- il en être autrement quand on sait que les même élections se sont déroulées au Congo Brazza avec le passage en force d’une nouvelle constitution qui a connu la victoire du président sortant Denis Sassou Nguesso où il y a eu même des morts, sans qu’un seul communiqué soit passé pour s’insurger. Par ailleurs la campagne présidentielle actuellement au Tchad n’attire pas autant d’attention.

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Toutefois Il est facile de comprendre que cette torpeur que voudrait créer le Gouvernement Français dans l’esprit des Gabonais pour stimuler l’opposition à multiplier des revendications semble ne pas être adaptée. Les Africains ne sont plus dupes. En quelques mois des présidentielles, encourager la population à se révolter et profiter de l’instabilité du pouvoir pour mettre fin au règne de la famille Bongo c’est impensable. Les mutations politiques et sociales ne permettent plus à la France exerce sa pensée unique sur des Etats souverains quand il s’agit de porter un jugement de valeur sur la politique africaine notamment quand le pouvoir souverain est légitime.

Africa Media7

 

 

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