ACTU/ L’Etat Nigérian cède au chantage de Boko Haram pour libérer les terroristes arrêtés?

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En avril 2014, plus de 200 jeunes filles nigérianes ont été enlevées par le mouvement djihadiste Boko Haram, qui a depuis fait allégeance à l’Etat Islamique. Récemment, 21 d’entre elles ont été libérées suite à des négociations entre le groupe terroriste et le gouvernement nigérian.aa4

LAGOS, Nigéria – Depuis deux ans et demi, leurs parents, leurs concitoyens et des gens du monde entier ont exigé, plaidé, supplié les terroristes de Boko Haram : « Bring back our girls » (« Rendez-nous nos filles »).

En effet, peu de temps après que plus de 200 jeunes femmes ont été enlevées dans la ville de Chibok, au nord-est du Nigéria, en avril 2014, la campagne pour les faire libérer est devenue virale. Même la première dame des États-Unis, Michelle Obama, a brandi le fameux hashtag Twitter : #BringBackOurGirls.

aa3Mais c’est seulement maintenant, après de longues négociations – qui ont permis d’instaurer de la confiance – entre le gouvernement du Nigéria et une faction de l’organisation terroriste, que quelques-unes des victimes ont été libérées, et sur ces 21 étudiantes, 18 seraient mamans.

On ne peut que commencer à imaginer l’étendue de leur traumatisme. Ces jeunes femmes étaient assises en train de passer un examen de science lorsque les militants de Boko Haram les ont enlevées. Par la suite, les chrétiennes ont été forcées de se convertir à l’islam et la plupart ont été contraintes de se marier avec leurs ravisseurs, ce qui veut dire qu’elles ont été violées, même si certaines ont peut-être trouvé des moyens pour essayer d’accepter leur situation.aa2

Et puis les bébés sont nés, et avec eux sont venues de nouvelles émotions, comme nous l’avons vu dans d’autres régions d’Afrique où le viol a été utilisé comme une arme de guerre.

Ce qui est clair pour le moment, c’est que les négociations pour libérer celles qui l’ont été, et peut-être beaucoup d’autres à l’avenir, ont été (…)

Philip Obaji Jr

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