ACTUALITÉ/ QUEL EST LE VRAI VISAGE DE NICOLAS SARKOZY?

Assad Sarkozy
Jean Pierre Etaban Journaliste Indépendant

Jean Pierre Etaban Journaliste Indépendant

Nicolas Sarkozy est un homme dangereux et les Français ont vite compris. En tant que Président français il a fait preuve d’entêtement, d’aveuglement et d’arrogance sur plusieurs fronts, il se croyait tout permis et son passage au Quai d’Orsay l’a quelque peu grisé. Dans son ensemble Sarkozy s’est éloigné de la ligne politique de ses prédécesseurs et a choisi son chemin pour créer l’instabilité dans toutes les régions du monde notamment en Afrique et au proche orient.

De tous les présidents Français Sarkozy est le seul qui n’a pas suivi une ligne politique cohérente et équilibrée au Proche-Orient et en Afrique depuis 1967. Il se présente comme un homme de la rupture, une posture qui lui a valu l’échec face à François Hollande pour son second mandat à la présidence. Son nouveau style présidentiel à la conquête d’une notoriété internationale a été perçu comme un échec sur tous les plans et n’a pas participer au rayonnement de la France comme ce fut le cas pour Valéry Giscard D’Estaing, pour François Mitterrand, pour Jacques Chirac. Son autosatisfaction dans les discours populistes ont toujours été démentis par les faits, sa politique présidentielle, son caractère tourbillonnant, impulsif et parfois imprévisible, aurait suscité une grande indignation d’une certaine frange de la population française qui l’a considéré jusqu’à ce dimanche 20 novembre à l’issue des primaires de la droite comme un homme mort politiquement malgré tout son programme ambitieux présenté aux Français.Sarkozy-Ouattara
Il nous souvient que dès son arrivée à l’Elysée, l’ambiance et le ton des relations franco-israéliennes s’étaient améliorées. Il invita à grande pompe à Paris le Président israélien Shimon Peres en mars 2008 pour confirmer son élan de solidarité à la politique Israélienne au Proche-Orient… Nicolas Sarkozy avait préconisé au cours d’une conférence de presse conjointe avec le président palestinien Mahmoud Abbas la cessation sur la construction des implantations en Cisjordanie des colonies israéliennes. Ce fut un échec. Sarkozy s’était immiscé au cœur du problème du petit territoire aux confins des frontières syriennes, israéliennes et libanaises : les Fermes de Chebaa, occupées par Israël depuis 1967. Ce fut un échec. Sarkozy, qui entendait faire de la France un parrain privilégiés d’éventuels conflits directs entre la Syrie, le Liban, le Yémen, l’Irak, la Turquie, l’Iran et Israël. Ce fut un échec. C’est au sortir de tous ces ratés politiques qu’il crut bon de créer ce que le monde connaîtra avec indignation: « le Printemps Arabe ». 
Sarkozy et Kadhafi
Les Africains restés dans la spéculation de la politique menée par Sarkozy au Proche-Orient n’ont pas été épargnés par cette bourrasque qui allait dans tous les sens. Nous avions encore mémoire l’affaire Laurent Gbagbo qui fut forcé de quitter le pouvoir par l’armée Française pour imposer Alassane Ouattara au lendemain des élections présidentielles de novembre 2010. Comme il le dit lui même dans ses confidences que les deux journalistes français ont consignées dans un livre paru, en novembre 2014, aux éditions Flammarion, sous le titre : « Ça reste entre nous ». Nicolas Sarkozy a fait un aveu de taille lors des nombreux rendez-vous secrets qu’il a eu avec Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel sur le départ de Gbagbo du pouvoir: « On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique, sans aucun bruit, sans rien ». Même scénario au Niger le 18 février 2010 où une junte militaire a renversé à Niamey le président Mamadou Tandja qui menaçait de rompre son contrat  avec le Groupe Areva sur l’exploitation au franc symbolique de son uranium en faveur de la Chine. Même désordre en Tunisie en janvier 2011 avec le départ du président Ben Ali qui avait préféré prendre la fuite en Arabie Saoudite que d’être le point de passage pour l’assassinat de Kadhafi.
Toutefois le Peuple Libyen, l’opinion arabe et les Africains d’une manière générale savent que l’invasion de la Libye n’était qu’un alibi pour Sarkozy pour éliminer physiquement le colonel Kadhafi sous le fallacieux prétexte de sauver Benghazi du bain de sang. Cette croisade a plongé la Libye jusqu’à nos jours dans un chaos total.sss
Et comme le ridicule ne tue pas le jeudi 27 octobre sur les antennes Nicolas Sarkozy a réagi sur la cause du réchauffement climatique provoqué par la dégradation de la couche d’ozone. Selon lui cette dégradation est due par l’explosion démographique des Africains en pointant du doigt Lagos la capitale du Nigéria qui a à elle seule 22 Millions d’habitants. Il prône la mise en place d’une politique de natalité. Pour lui d’ici 30 ans le Nigéria pourra passer à 2 milliards 300 millions et être le troisième pays le plus peuplé du monde. 

Une preuve de plus pour confirmer que Nicolas Sarkozy n’avait plus d’arguments pour se donner en spectacle. Les scientifiques ont toujours démontrés que le réchauffement climatique auquel fait allusion Nicolas Sarkozy est une conséquence de l’explosion de l’émission de gaz à effet de serre (GES), provoquée non pas par la hausse démographique dans les pays en voie de développement mais par l’explosion industrielle des pays Occidentaux qui se sont développés. Selon certains documents d’analyse les émissions des six gaz à effet de serre couverts par le protocole de Kyoto ont augmenté de 80% depuis 1970 et de 30% depuis 1990″. Et la principale cause de ces émissions de GES est la production d’énergie (25%).vv

Le monde s’est développé en grande partie aux dépens de l’Afrique par l’exploitation anarchique de son sous-sol, la rendre responsable des conséquences néfastes du réchauffement climatique de la planète de surcroît par Nicolas Sarkozy qui a bénéficié de tous les soutiens financiers (mallettes Libiennes) et de ses réseaux implantés dans différents secteurs économiques du continent à l’exemple du Groupe Bolloré est une aberration.

Malheureusement pour Nicolas Sarkozy que la réalité l’a rattrapée, une sortie en soi par la petite porte. Cette échec rappelle ce fameux 6 Mai 2012 date à laquelle le candidat socialiste François Hollande avait remporté le second tour de l’élection présidentielle devenant ainsi le septième président de la Ve République avec 51,56 % des suffrages exprimés, contre 48,44 %.

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